D’une rive à l’autre

Le devoir de devenir

En dernier recours: faire appel.

Désespérer c’est conserver l’espoir d’un possible appel.

Un appel eut lieu, au tout début: Acceptes tu le don de la parole?

La réponse, inaccessible, reste très diverse selon les récepteurs du message. Beaucoup disent non (les maîtres, les commandants, les politiciens, les possédants, les porte-paroles, les esclaves, les bourgeois, les singes, les perroquets, les marionnettes, les charlatans …). Certains disent partiellement oui (religieux, universitaires, professeurs, éducateurs, névrosés de toutes sortes …). D’autres, peu nombreux, disent vraiment oui (poètes, créateurs, psychanalystes non charlatans, prophètes …).

Désespérer, tel Job sur le fumier de son être, c’est, en reconnaissant ma non vie, susciter un appel sous forme inversée: Vis.

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Pierre Soulages

septembre 24, 2007 Posté par himmelweg | Du sujet | | Pas encore de commentaires