D’une rive à l’autre

Le devoir de devenir

Le poids du nénuphar

Enraciné dans la vase, la longue tige du nénuphar rappelle la surface de la feuille vers le poids du fond. La surface de l’étang est entièrement emplie de la croissance des feuilles, comme arrêtée par l’absence de vide.

 Si l’on reste assez de temps devant les Nymphéas de Claude Monet, on peut ressentir un état dépressif. Rien ne peut apparaître dans l’enveloppement des surfaces pleines des feuillages colorés. La réceptivité au nouveau s’en trouve annulée. Aucun projet permettant d’exister ne surgit du fond où tout s’enfonce lentement sans que le feuillage le dévoile. Ce voilement sur l’inexorable du rien crée une oppression.

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août 16, 2007 Posté par himmelweg | Rien et néant | | Pas encore de commentaires