Le plaisir du texte et la jouissance de la langue
Dans l’infinie patience de la bibliothèque, un opuscule de R.B. – “Le plaisir du texte” collection “Tel Quel”, éditions du Seuil 1973 - m’a fait, par trois fois, un signe de la tranche. Parfois, un titre tranche sur les autres comme appel. Il n’y a pas nécessité à répondre mais à se laisser déplacé.
Impossible de parler la jouissance scandaleuse (sinon au risque de l’ennui mortel) mais il est possible de la montrer dans la dérive asociale du plaisir. La dérive, venue des orifices du corps érotique, est une poussée qui répugne à la prise disciplinaire (travail, rigueur, échange …) d’où son caractère fragmentaire et atopique.
Allant à l’encontre de l’idéologie un peu “bêbête” de la galaxie Internet, on peut dire que le Blog réunit les conditions du plaisir du texte: asocialité, atopie, dérive infinie, solitude, hasards, réseaux neutres et les autres choses indispensables au plaisir.
